L’histoire des Mascarons

Les débuts

En 1972, quelques jeunes passionnés de théâtre et de chant fondent le Groupe théâtral des Mascarons. Leur tout premier spectacle, «  Cabaret TV-GAG » se joue au Château de Môtiers, la vénérable grange du Musée régional n’étant ni chauffée ni étanche… Immédiatement c’est le succès et les travaux s’effectuent rapidement afin que la troupe puisse prendre ses quartiers dans ce qui deviendra la Maison des Mascarons. Jimmy Vaucher, Blaise Berthoud, Dominique Comment, Thierry Perrin, François Flühmann et autre Guy Touraille prennent les rênes et s’attèlent aux mises en scène. Le panel est très large, il va du cabaret d’auteurs au cabaret-revue en passant par Ghelderode, Courteline¸ Labiche, Feydeau, Shakespeare…. de quoi déjà fêter un dixième anniversaire qui s’articule autour de deux cabarets mémorables : « Bistrot revue » et «  le Cabaret Polisson ».

Les années 80

Mais l’aventure ne s’arrête pas là. On monte de très gros spectacles avec des décors énormes: « La Goualeuse, l’Opéra de Quat’sous, les Violettes, l’Atelier… »  Sans oublier les extraordinaires spectacles pour enfants ( les scolaires et les publiques) : « Crac dans le sac, la machine à théâtre, l’inspecteur Toutou, James et la grosse pêche…. ». Le GTM sort aussi de ses murs: il présente des spectacles de rue à Môtiers et à Couvet tandis que ses comédiens participent  à des pièces montées sur Neuchâtel et sa région. Toutes les fins d’années sont festives aux Mascarons, les cabarets-revues drainant régulièrement plus de 2000 spectateurs en une vingtaine de représentations.

Les années 90

1992 : vingt ans. «  Le Capitaine Fracasse » restera dans toutes les mémoires. Un énorme spectacle. Vingt ans de passion à créer, monter, répéter, construire, peindre, coudre, jouer… La troupe est soudée. Certains se dirigent  vers des créations théâtrales plus off, ou plus classiques, d’autres sont très à l’aise dans les cabarets, tandis que quelques-uns se consacrent au théâtre pour enfants ou à la mise en scène d’enfants. En 1996 «  Les Fantômes de l’Opérette » marquent les esprits ! de même que trois ans plus tard «  Dégénération ». Ces énormes mises en scène ne font aucune ombre à d’autres créations plus intimes, plus fortes et attirant un public qui en redemande. Chaque metteur en scène, chaque comédien a sa place et trouve son bonheur dans des pièces aussi différentes que «  Les Habits neufs de l’empereur, Les Yeux bleus du dragon, Maheu le boucher , Kikerikiste au autre  Le Visiteur… »

Les années 2000

2002 : «  30 ans on s’déride » titre éponyme pour ce cabaret-revue reprenant tous les ingrédients des trente premières années du GTM. C’est une année faste pour notre théâtre. Quatre créations englobant des comédiens de tous âges. Et ça continue avec Puig, Ribes, Tchékov… En 2004, encore une grande production, tant sur le plan du décor que de la scénographie et de la mise en scène : «  Au Perroquet Vert ».   Il  s’y passe des choses dans cette taverne, à l’image de ce qui se passe dans notre théâtre.
Nous le bichonnons, nous le restaurons. Chaque année des améliorations y sont apportées, parfois les travaux sont lourds et onéreux mais chacun y contribue toujours avec cette passion sans laquelle un théâtre amateur ne saurait survivre. La route du quarantième  est jalonnée de magnifiques œuvres de Molière, Alègre…
«  Brel, quand je s’rai vieux je s’rai insupportable » se frotte à «  Dieu habite Düsseldorf » ou à « God » de W. Allen. Le GTM n’a pas peur de mélanger les genres.

Du 40ème anniversaire à aujourd’hui

« Le Malentendu » de Camus et notre grande création du 40ème « Le Ravissement d’Adèle » , un tabac ! Et ça continue encore et encore, toujours avoir envie, toujours trouver des idées, des nouveautés. « L’Heure du Temps », un one man show complètement inattendu. Un cabaret en « Queue de Poisson », toujours dans le même esprit de revue régionale, cantonale, mondiale, un hymne à l’humanité avec « Paroles d’Hommes », une pièce fédératrice et pleine d’amour, malgré la gravité et l’actualité de ses propos « La Madone des poubelles », une pièce de Jacques Lassalle, dont l’intrigue se situe dans un Buenos Aires en pleine crise économique des années 2000. Puis autre registre avec une flamboyante comédie d’Oscar Wilde « Il est important d’être Aimé » et un cabaret tout en chansons et en 50 nuances…de blanc. Plusieurs Ateliers Théâtre avec des ados, dont un spectacle musical et théâtral interprété en partenariat avec des jeunes du Conservatoire de Musique, un cabaret-revue au nom évocateur #Balance ton Vallon. En mars 2019, la cultissime pièce «Les monologues du vagin», est proposée sous forme de lecture aux Mascarons, avec 2 soirées de soutien en faveur de SAVI/Solidarité Femmes du canton de Neuchâtel. De janvier à juin 2019, chaque dimanche du mois, les Mascarons proposent une heure de lectures et de contes, une heure de rencontres, de partages et de découvertes autour d’un verre. L’année 2019 s’est terminée avec une pièce audacieuse, jouée pour la 1ère fois sur la scène romande « La cuisine d’Elvis » de Lee Hall, un huis clos qui met en scène quatre personnes : le père devenu paralytique à la suite d’un accident de voiture et ancien sosie d’Elvis Presley, la mère, anorexique et portée sur la boisson et la fille, qui cherche à se faire une place dans cette famille déjantée. Ce trio familial est perturbé par l’arrivée d’un pâtissier de passage.

Le Théâtre des Mascarons a créé à fin 2019 son école: un « atelier-théâtre » pour les ados et « le Labo » pour les adultes. Cette formule aurait dû culminer avec des représentations publiques à fin mars-début avril, mais en raison de la crise sanitaire, ces représentations ont dû être au mieux reportées, ou annulées.

Notre programmation se veut éclectique et nous continuerons à créer des projets à taille humaine, avec les moyens qui sont les nôtres, mais toujours avec une envie de faire plaisir au public et se faire plaisir et un credo: la qualité !

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